Tuesday, August 22, 2006

Sex is the City? Episode 3 'Je rêve à nouveau'

Les températures ont chuté. J'ai attrapé un microbe qui m'a bloqué au fond de mon lit en début de semaine dernière. Et puis, jeudi, s'est ajouté à cela une intoxication alimentaire.
J'ai écouté les conseils des gens avec qui je travaille, j'ai récupéré. Et cela a marché, à la perfection.
Samedi soir, après avoir fêté le départ d'un bartender, je suis rentrée chez moi, très tard, dans le N89. Il y avait un couple de mecs devant moi. A proximité de Surrey Quay, alors que le bus était arrêté, un homme, qui dévisageait le couple depuis qu'il était dans le bus a crié, en les regardant:
'Get out !'.
Il a commencé à devenir menaçant. C'est alors que le chauffeur est sorti de son "box" et a dit à l'homme qui devenait violent:
'No it's definitly you who is gonna get out of the bus'.
L'homme n'a pas obtempéré tout de suite, mais il a finit par descendre du bus pour terminer sa route à pied.

Cette nuit là j'ai bien dormi. Même si la pluie a remplacé le soleil et les 40° du début du mois, et même si les menaces d'attentats à Heathrow ont achevé de jeter un froid sur la ville.
Je me suis décidée à retourner à Brixton et Stockwell. Dès que je suis arrivée là-bas, j'ai retrouvé l'émotion des premiers instants dans ce quartier, les ruelles et les maisons construites en briques rouges. Les quelques immeubles désaffectés et ceux qui ont marqué l'histoire de Londres et dont la construction a déclenché des émeutes dans les années 80.
Je me suis promenée dans ce quartier, absorbée par les souvenirs, et également par tout ce que j'ai associé à ces paysages depuis. J'ai retrouvé des sensations que je pensais avoir perdu.
J'ai retrouvé un vrai sourire, détendu et serein.
Je me sens renaître.
Et je rêve à nouveau, d'étreintes, de nouveaux challenges, de soirées interminables passées avec les proches jusqu'au petit matin, de choses sincères et simples, loin de ce qui nous a déçu et blessé, et qui aurait pu me déstabiliser.

Thursday, August 03, 2006

Sex is the city ? Episode 2 "Dirty Pretty Things"





Des dizaines de quartiers, des centaines de rues dans lesquelles je me suis aventurée au petit matin. Des milliers d'habitants, un fleuve, vingt-quatre heures par jour, voire plus, et des milliards de possibilités.
Des milliards de possibilités toujours un peu plus bousculées par les lois du déterminisme, par les pré-dispositions, le vécu, le tempérament et l'habitus de chacun.
Des milliards de possibilités en apparence, mais jamais de hasard. Pas de fatalisme non-plus, et c'est ça qui est bien.

Même lorsque l'on arrive dans une ville comme Londres et que l'on y connaît qu'une seule personne, on retourne toujours vers là d'où l'on vient.
"Le nouveau départ" n'existe pas. Ou plutôt, le nouveau départ est une chance parce que c'est un départ sans partir à zéro, mais s'étant déjà enrichi des expériences, réflexions et des enseignements passés.
Les amis manquent, le temps passe et l'on se sent de mieux en mieux, même si l'on ne s'est jamais réellement senti mal, malgré les quelques blessures que la vie nous a infligé.

Une ville comme celle-ci donne l'envie de se lever tôt le matin, pour admirer la légère brise procurée par la Tamise, pour voir les mouettes sur le pas de sa porte, pour entrer dans un musée, dans un parc ou un café.
Mais l'on travaille la nuit, alors on se contente de tenir jusqu'au petit matin. On travaille la nuit dans l'envers du décors de cette ville sublime, on travaille la nuit pour que cette ville, fleuron de l'ultra-libéralisme européen garde sa vitrine intacte. On culpabilise parfois de contribuer à l'entretenir, à collaborer mais l'on ne collabore pas tout à fait, parce que l'on se bat aussi pour survivre.

"Travailler la nuit pour rendre propre les choses sales que font les gens riches" (in Dirty Pretty Things)
Et lorsque l'on travaille la nuit, pour rendre propre les choses sales que font les business men de Old Street, on croise des gens qui nous ressemblent. Lorsque je travaille, je suis entourée de toutes les minorités pour lesquelles je me suis battue. Et chaque jour qui passe, je retrouve un peu plus de Dirty Pretty Things dans ma vie.

Le matin, quand je rentre, je vois les mouettes, elle m'accueillent sur le pas de ma porte. Leurs légers cris me rappellent que la nuit, la mienne, m'appelle enfin.

En rentrant, je me suis encore perdue entre New Cross et Eleverson Road. J'ai encore marché dans les rues désertes. Comme toujours et comme partout, les gens ont peur pour moi, mais je ne ressens jamais le danger. Je sens juste que marcher me fait du bien et quand j'ai travaillé toute la nuit, cela me permet d'évacuer.
Puis, je repense à mes amis, ceux que j'ai, ceux que j'ai perdu. Ils me manquent, tous. Je repense à ce qui nous a réunit, puis séparés. Mon coeur se serre, car des pages se sont tournées, parfois sans avoir achevé de les écrire et c'est cela le plus dur à accepter. Finalement vivre c'est apprendre à renoncer. Apprendre à renoncer à la perfection que l'on se fait de ses histoires et de soi-même.
Cette perfection nous tire toujours vers le haut mais l'insatisfaction à laquelle on est inéluctablement confrontés finit toujours par nous achever.
J'oscille entre la volonté d'être une challenger pour aller le plus loin possible, toujours, et aussi la volonté d'être bien avec moi-même et de prendre soin de moi.
J'essaierai de lier les deux. Et si j'échoue je prendrai le temps d'y réfléchir à nouveau.

Du temps s'est écoulé, et à vrai dire, je ne sais pas combien. La couleur du ciel est passée du noir au bleu, tout comme mon esprit qui s'est éclaircit.

J'entre chez moi, je me prépare à manger et jette un oeil sur les toits de la ville qui s'étendent à perte de vue. La city, je l'aperçois au loin mais elle n'a pas eu le temps de me manquer. Je la maudits d'être si près le jour et si loin de chez moi la nuit et de m'obliger chaque fois à me perdre pour en revenir.
J'ai un air de New Order dans la tête. Hier c'était un air de Placebo, une chanson que ma Nièce m'a envoyé, "A song to say goodbye".

Je n'ai pas de regret. Si ce n'est un. Celui de ne pas avoir dit au bon moment aux gens qui hantent mes pensées que je les aime, vraiment, tous., du fond du coeur.

Wednesday, August 02, 2006

"TonTon" by Fucking Ziggy

http://fuckingziggy.blogspot.com/2006/08/tonton.html

Tuesday, August 01, 2006

Comment s'habille-t-elle ce soir ? by Fucking Ziggy

{mercredi 12 juillet, fucking pol-in}

"Comment va-t-elle sortir ce soir? Entre la machine à laver sans mode d'emploi et la Tamise qui appelle les oubliées de nos rêves. Comment va rêver mon TonTon ce soir ? Je sais qu'elle sera belle. Mais belle comment ? A l'instar des bélligérances qui peuplent les églises ou aux chimères acidulées que l'on fait la nuit dans nos draps? TonTon manque au décor de Paris. Je la vois ce soir de Londres-La-Voleuse. Et puis l'envie de crier nous prends à la gorge. Tant pis mais je suis triste. Entre nous soit dit, ce soir mon TonTon est belle...comme toujours..."


http://fuckingziggy.blogspot.com/2006/07/comment-shabille-t-elle-ce-soir.html


+ Je précise que la machine à laver n'a aucun programme à 30°, ce qui m'a laissé pensive quelques temps...

Saturday, July 29, 2006

HOW LONDON IS KILLING US

"DIRTY PRETTY THINGS, Loin de chez eux"
de Stefen Frears (2004)

"Okwe, un immigré clandestin nigérian, travaille comme chauffeur de taxi le jour et comme réceptionniste dans un hôtel la nuit. Il partage son appartement avec Senay, une fière jeune femme turque, demandeuse d'asile, qui y travaille comme femme de chambre.
Cet équilibre précaire est bouleversé par ce qu'il découvre dans une des chambres et qui l'horrifie. Confronté à un impitoyable monde parallèle qui menace de détruire l'être qui lui est le plus cher, il devra aussi accepter d'étonnantes révélations sur sa véritable identité." (SYNOPSIS)







THE NAVIGATORS
de Ken Loach (2001)

"Paul, Mick, Len et Gerry travaillent au dépôt de chemins de fer de Sheffield, dans le Yorkshire. Ils s'occupent de l'entretien et de la signalisation des voies. Malgré les difficultés quotidiennes, l'ambiance est bonne et tout le monde travaille main dans la main.C'est Len, le plus âgé du groupe, qui dirige les opérations. Il a passé la plus grande partie de sa vie à travailler six jours par semaine sur les voies ferrées. Gerry, délégué syndical, s'active, quant à lui, à améliorer le quotidien des employés, mais la direction se montre pas toujours coopérante.C'est en arrivant un matin au dépôt que tous apprennent la privatisation des chemins de fer. Le travail est désormais partagé entre sociétés privées concurrentes." (SYNOPSIS)

Tuesday, July 25, 2006

Sex is the city ? Episode 1 "Mon amour & ma rancoeur {ou La bombe à retardement}"




Que faîtes-vous les nuits où vous ne pouvez pas dormir? Ouvrez-vous les portes, les fenêtres, pour créer des courants d'air, ou prenez-vous un livre, dans l'espoir que l'effort cumulé à la fatigue ne finissent par vous achever? Ou alors, regardez-vous l'heure de votre réveil, en comptant les heures qu'il vous restent à dormir pour vous mettre un peu plus la pression et diminuer encore ainsi les chances de trouver le sommeil? Mettez-vous vous un casque sur les oreilles et écoutez-vous la radio jusqu'à ce que le sommeil ne vous rattrape? Cela dépend-il des fois...?
Et d'ailleurs, pourquoi ne pouvez-vous pas dormir, est-ce à cause de la chaleur, de la quantité de caféine que vous avez ingurgité dans la journée, ou est-ce que ce sont les soucis qui vous rongent? Les questions se bousculent-elles dans votre esprit? Les questions existentielles comme celles de savoir si à tel ou tel moment vous avez fait le bon choix? Pensez-vous à la dernière personne qui vous a brisé le coeur? Est-ce un peu de tout cela à la fois?
Cette nuit je ne peux pas dormir, et j'y trouve plusieurs explications: la première c'est que j'ai bu un café il y a une heure de cela -ce n'est pas malin mais cela fait parti des conséquences directes de mon goût démesuré pour le café. La seconde c'est que je me suis levée très tard aujourd'hui puisque je me suis couchée vers 5h ce matin en rentrant du travail. Il y en a une troisième, celle de me dire que certaines personnes m'ont déçu.

Cette nuit, je suis déçue.

Que faites-vous quand vous avez donné à des personnes de l'amitié et de l'affection, du respect, et qu'ils y répondent par de l'hypocrisie et de la méchanceté? Est-ce que, inlassablement et blasé par tout, vous ne vous y arrêtez pas, vous dépassez ce stade sans problème, ou est-ce que vous éprouvez un vrai sentiment de vouloir vous venger?
En ce qui me concerne, je rassemble tous les éléments qui sont en ma possession, je les confronte, j'y réfléchis, ils mûrissent dans mon cerveau, au début je n'ose pas y croire bien sûr, et s'il s'avère que quelqu'un s'est vraiment moqué de moi alors je ressens cela comme une réelle violence. Une fois ce stade dépassé, lorsque je commence à digérer la déception, la rage m'envahit et je sais alors que je passerai difficilement le cap de la rancoeur.
J'espère qu'ils n'oseront plus jamais me contacter, cela risquerait de leur exploser au visage. Je suis comme cela et je l'assume, une bombe à retardement. Et peu importe si j'"over-react" un peu trop souvent, je suis comme cela et c'est une de mes forces.

Quant à vos amies et amis, où sont-ils, que font-ils? Comment les reconnaissez-vous? Les reconnaissez-vous vraiment un jour d'ailleurs? Peut-être, commencez-vous seulement par reconnaître ceux qui ne le sont pas. Peut-être, vous sentez-vous vous-même avec eux, et peut-être pouvez-vous passer des heures à parler avec eux, dans n'importe quel endroit de la ville. Parfois, vous aimeriez tellement qu'ils connaissent Londres et qu'ils viennent vous y rejoindre même pour un week-end. Vous vous mettez à imaginer ce week-end idéal avec eux. Et c'est plutôt simple: s'ils sont vos amis, peu importe l'endroit où vous les verrez mais vous savez pertinemment que cela sera bien.

J'aime mes amis par dessus tout, parce qu'ils sont toujours là quand je ne vais pas bien, toujours là pour me remonter le moral quand je me sens plus bas que terre. Il y a aussi les personnes que j'ai croisé, ceux et celles que je n'oublierai pas, qui m'ont apporté quelques moments - aussi courts soit-ils - de bonheur. Ils font parti de ma vie et ils y apportent une richesse, qu'ils m'aient porté de l'affection quelques temps, à leur manière, en étant démonstratifs ou juste en étant simplement droits.

Quant aux autres, ceux qui ont démontré leur besoin d'enfoncer les autres pour se sentir sortir du lot, j'espère pour eux qu'ils sortiront de leur mal-être ou que je n'aurai plus jamais à croiser leur chemin.

Jusqu'ici, partir m'a servi déjà à une chose, à faire le tri dans mes relations avec les gens et à comprendre pour qui je comptais vraiment.

Thursday, July 20, 2006

HOW LONDON IS KILLING ME (#6) - Les parcs (St James's park, Holland park, Finsbury & Russell Square)































Campagne d'affichage de l'association 'Stonewall'

Wednesday, July 19, 2006

Is London killing me?

Tuesday, July 18, 2006

East London is sexy : Greenwich & Canary - tonight



































East London is sexy : Greenwich & Canary - this morning
























Les mots qu'elle ne lira pas; I will keep fighting




L'autre jour, je marchais dans les rues de Greenwich, lorsque j'ai soudain réalisé que je ne te reverrai peut-être plus jamais, et cette pensée m'a fait prendre conscience de tout ce que j'aurais aimé te dire, et de tout ce que je t'ai dit, mais que tu as peut-être déjà oublié. De tout ce que j'aurai aimé pouvoir partager avec toi.
J'aurais voulu t'écrire cette lettre, mais je ne suis pas sûre que tu la comprennes, j'aurais aimé te dire plus souvent que je t'aime, mais maintenant la distance nous sépare et je sais que tu ne lis plus le courrier.

Je devrais peut-être t'appeller pour te dire qu'il n'y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens, mais je ne suis pas certaine que tu comprennes pourquoi je tiens tant à te le dire, tu es déjà entrée dans une spirale infernale...

Tu oublieras tout ce que tu t'es tuée à construire toute ta vie, la résistance pendant la guerre, puis les camps, ton combat, et les belles choses qui suivirent.

Tu me manqueras, mais je me souviendrai des valeurs que tu m'as transmises, de ta volonté de te battre, de ne pas te laisser faire, et de ne jamais baisser les bras.

Je me souviendrai des belles choses & I will keep fighting

(A ma grand-mère - atteinte d'Alzheimer)

HOW LONDON IS KILLING ME (#5) - EAST LONDON (#1) - Canary Wharf